Ce 19 juin, lors de la sensibilisation sur les troubles DYS et TSA en entreprise des managers réalisée chez APSIDE, un directeur technique amenait le débat sur ce sujet sensible :
« faut-il prévenir un client que le collaborateur qui a été positionné dans l’entreprise pour déployer un projet est en situation de handicap ? »
Derrière cette question, j’entends des craintes légitimes :
- Comment va réagir mon client s’il apprend que le professionnel positionné au sein de sa structure est en situation de handicap ?
- Va-t-il se réjouir d’avoir un fournisseur ouvert à la diversité et capable de confirmer que les compétences nécessaires à la mission sont présentes ?
- Ou va-t-il remettre en cause sa collaboration car il considère qu’on lui a « caché » une information essentielle ?
⚡ Dans un contexte de crise économique, on comprend que la relation client est à choyer.
Pour autant, a-t-on le droit de partager la situation de handicap d’un prestataire ?
Pour vous aider à vous positionner face à cette problématique, voilà quelques rappels sur ce qu’il est autorisé de partager en entreprise :
- Même lorsqu’un salarié décide d’évoquer son handicap avec son employeur (ou manager), il n’est pas obligé d’expliquer les détails médicaux de sa pathologie : les questions qui peuvent être évoquées avec l’employeur (ou manager) doivent concerner les aménagements de poste nécessaires ainsi que les contre-indications médicales.
- Les personnes informées de ce handicap (référent handicap, manager…) ont une « obligation de discrétion » à l’égard des informations à caractère personnel qu’elles sont amenées à connaître. » (L5213-6-1 du code du travail)
Profitons de ce post pour rappeler qu’une personne RQTH est avant tout une personne CAPABLE de travailler !
